Les activités menées en 2025 dans tout le Gabon ont principalement porté sur :
- La conduite d’enquêtes relatives au trafic de faune et de bois ;
- L’organisation d’opérations d’arrestation en coordination avec les autorités compétentes ;
- L’appui au suivi des procédures judiciaires ainsi qu’à l’exécution des décisions rendues ;
- Les actions d’information et de sensibilisation des communautés locales sur la gestion durable et la protection de la faune et des forêts ;
- La mise en œuvre d’activités de sensibilisation dans les écoles et les villages ;
- La surveillance des activités dans et aux abords des concessions forestières ;
- Le suivi des dispositifs de barrières électriques mobiles autour des parcelles agricoles, comme outil d’atténuation des conflits homme-faune ;
- Le renforcement des capacités et de la collaboration avec les autorités administratives et judiciaires;
- La communication médiatique relative aux arrestations effectuées, aux décisions judiciaires rendues, ainsi qu’aux activités de sensibilisation et de formation menées.
Voici les principaux résultats obtenus en 2025 :
Projet AALF :
- 55 missions d’investigation ont été organisées à travers le Gabon, totalisant 189 jours de terrain. Elles ont permis d’identifier et d’entrer en contact avec 95 présumés trafiquants de faune et grands braconniers ;
- 10 opérations ont été réalisées grâce aux enquêtes menées par AALF avec un total de 33 trafiquants de faune arrêtés, en possession de 64 défenses d’ivoire pour un poids de 192,2 kg ;
- Le département juridique a également assuré le suivi de 3 opérations supplémentaires, initiées par les forces de l’ordre et le Ministère des Eaux et Forêts. Ces dossiers concernent 10 présumés trafiquants impliqués dans le trafic d’ivoire, arrêtés avec 7 défenses d’ivoire pour un poids total de 16,9 kg ;
- L’ensemble de ces opérations a permis la sortie cumulée de 71 pointes d’ivoire, représentant un total de 209,1 kg ;
- Sur les 33 trafiquants arrêtés dans le cadre du projet AALF en 2025, 22 ont été condamnés à des peines d’emprisonnement ferme allant de six mois à deux ans et demi. Trois affaires ont fait l’objet d’un classement sans suite. Cinq dossiers, dont quatre impliquant des personnes en détention, sont actuellement en cours d’instruction devant le cabinet spécialisé. Deux personnes ont été mises hors de cause, tandis qu’une demeure recherchée. Par ailleurs, parmi les 10 personnes arrêtées dans le cadre d’opérations menées sans l’appui direct du projet AALF, huit ont été condamnées pour commercialisation illégale d’ivoire à des peines de 6 à 18 mois d’emprisonnement ferme, tandis que deux affaires ont été classées sans suite ;
- 60 élèves officiers de l’École d’État-Major et 63 élèves douaniers ont été formés sur le trafic de faune, la législation applicable et les procédures pénales associées ;
- 214 contenus médiatiques relatifs aux résultats des activités CJ ont été diffusés, dont 131 publications en ligne, 33 dans la presse écrite, 32 à la télévision et 18 à la radio.
Projet ALEFI :
- Une mission d’investigation a été organisée au cours de l’année, permettant d’identifier un présumé exploitant forestier illégal ;
- Le département juridique a assuré le suivi, au niveau du parquet, de 6 plaintes déposées par des communautés villageoises dans le cadre de la mise en œuvre des cahiers de charges contractuelles ;
- Trois sessions de formations ont été organisées, bénéficiant à 76 participants issus des communautés, des autorités et des administrations locales, en vue de renforcer leurs capacités en matière de foresterie sociale ;
- 60 sensibilisations ont été menées au sein des communautés sur les règles de gestion des forêts communautaires ainsi que sur les mécanismes de partage des bénéfices dans le contexte du cahier de charges contractuelles. Ces activités ont permis de toucher 536 personnes dont 382 hommes et 154 femmes.
Projets d’appui aux brigades de faune :
- Grâce aux trois équipes de sensibilisation de CJ déployées dans les zones d’intervention des brigades faune de Koumameyong (Rougier et SOMIVAB), Ndangui (Precious Woods–CEB) et Botosso (GAW et Fondation Lékédi Biodiversité), 8 868 élèves issus de 31 établissements scolaires ont été sensibilisés à l’importance de la préservation de la faune et des forêts pour les générations futures ;
- Ces mêmes équipes ont également mené des actions d’information auprès de 1 734 adultes des communautés locales, portant sur la législation faunique ainsi que sur l’intérêt et le suivi des Clôtures Électriques Mobiles (CEM) comme outil de protection des cultures vivrières face aux éléphants ;
- En partenariat avec l’association locale Scoops-Elabe et l’ONG Space for Giants, 208 villages ont été visités, parmi lesquels 94 ont bénéficié de séances d’information dédiées au conflit homme-faune ;
- Enfin, des enquêtes approfondies sur le conflit homme-éléphant ont été réalisées dans 58 villages, couvrant 521 ménages. Les équipes mixtes ont évalué les dégâts potentiels sur 84 parcelles agricoles, dont 24 équipées de Clôtures Électriques Mobiles (CEM).
