Conservation Justice

Wildlife Law Enforcement in Central Africa

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Une tonne d'ivoire confisquée (LAGA)

Se basant sur l’expérience de LAGA, Conservation Justice travaille pour améliorer le niveau d’application de la loi faunique à travers une approche pragmatique développée autour de quatre niveaux.

  • ENQUETES : Les enquêteurs et les informateurs collectent les informations afin d’arrêter les trafiquants en flagrant délit.
  • OPERATIONS : Une assistance technique est fournie aux forces de l’ordre dans l’arrestation des délinquants et l’acheminement des plaintes devant les juridictions.
  • ASSISTANCE JURIDIQUE : Une cellule juridique assure le suivi juridique des procédures judiciaires initiées avec le Ministère de tutelle. Ce suivi est assuré depuis l’arrestation jusqu’à l’emprisonnement et même par la suite en vérifiant la présence des condamnés en prison.
  • MEDIAS : Un journaliste spécifique donne des informations sur les opérations menées aux organes de presse (télévision, radio nationale et presse écrite). Les médias nationaux informent le public sur l’application effective de la loi faunique, ce qui assure l’information du public par rapport à la législation et aux risques encourus.

Réplication

Réplication du modèle LAGA et ONG « new generation »

L’ONG LAGA a été créée en 2003 en tant que nouveau modèle de collaboration ONG-Gouvernement en faveur du renforcement de la loi sur la faune. Ce modèle ayant fait ses preuves, d’autres projets ont été initiés avec l’appui de LAGA afin de lutter contre la criminalité faunique en Afrique centrale, et donc contre la corruption.

Actuellement, trois projets suivent le modèle LAGA :

PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune) mis eu oeuvre par la Fondation Aspinall et WCS en République du Congo;

RALF (Renforcement de l’Application de la Loi Faunique) développé par LAGA avec le WWF en République Centrafricaine.

Conservation Justice

Un des fondateurs du PALF en République du Congo est également à l’origine de Conservation Justice qui aidera à la réplication du modèle LAGA et à l’appui des expériences existantes.

L’ONG WARA a également lancé le projet GALF en Guinée Conakry.

Premier rapport d’activités du projet GALF : Report GALF march-nov 2012

PPG-Congo

Vu les échecs répétés des habituelles stratégies de conservation en Afrique centrale et ailleurs dans le monde, des actions complémentaires doivent être menées. La plus grande difficulté rencontrée par les organismes de protection de la nature dans des pays en voie de développement est le manque d’application de la loi sur la faune par les autorités, principalement en raison de la pauvreté et de la corruption qui y règnent. Pendant que des mesures à long terme pour sensibiliser la population ou développer des revenus et des sources de protéines alternatifs sont préconisées, le risque est grand qu’au moment où des solutions seront concrétisées, les espèces actuellement menacées auront déjà disparu. L’application effective de la loi peut réduire cette menace immédiate et renforcer la possibilité d’une survie à long terme de ces espèces. A travers un programme d’enquête, d’opération, de suivi juridique et de médiatisation, quelques ONG et projets ont déjà mis en place une méthodologie pratique pour développer l’application effective de la loi et combattre la chasse et le commerce illicite au niveau national. C’est le cas de l’ONG LAGA (Last Great Ape, www.LAGA-enforcement.org) et des Projets PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune) et RALF (Renforcement de l’Application de la Loi Faunique), développés respectivement d’abord au Cameroun, en République du Congo et finalement en République Centrafricaine.

L’initiateur de Conservation Justice ayant assuré le lancement et la mise en œuvre efficace du Projet PALF en République du Congo, grâce à l’appui de l’ONG LAGA, l’objectif est maintenant de généraliser les résultats acquis à d’autres pays de la Sous-région, à travers une structure indépendante regroupant des membres motivés et compétents. Des actions d’accompagnement seront également menée telles la sensibilisation et l’appui de tout partenaire susceptible de participer à l’application de la loi faunique. C’est la raison d’être de Conservation Justice.

La Fondation Aspinall a prouvé sa dévotion aux espèces de mammifères menacés d’extinction et décidé d’initier un projet similaire au Gabon où la situation le nécessite clairement.

Trafic de produits fauniques protégés

Gorille orphelin PPG-Congo

Chimpanzé confisqué (PALF)

Panthère et 50 kg ivoire (PALF)
L’importance pour l’humanité des forêts tropicales et des espèces fauniques qu’elles renferment est évidente, comme l’attestent notamment les plans d’actions régionaux et l’existence de projets internationaux multiples œuvrant pour la conservation des éléphants, grands singes et autres espèces emblématiques menacées. La reconnaissance de la situation critique des éléphants et grands singes et de leur rôle dans la régénération de la forêt tropicale, combinée à la prise de conscience internationale de la perte inestimable que constituerait la disparition de ces espèces emblématiques et des secrets qu’elles recèlent (notamment d’un point de vue médical, phylogénétique ou écologique en tant que disséminateur de graines) a conduit au lancement de plusieurs initiatives d’envergure de la part de divers bailleurs et partenaires étatiques ou non (GRASP, UICN, CARPE, COMIFAC, FBCP…).

Les ONG œuvrant dans ce sens sont nombreuses et multiplient les efforts pour préserver les espèces menacées d’extinction. Malheureusement, force est de constater que les espèces emblématiques menacées le sont toujours davantage et que de nombreuses populations sont en voie d’extinction. La chasse illégale est la menace la plus immédiate pour plusieurs populations de grands singes et éléphants en Afrique centrale.

"Baguettes" pour le marché asiatique (LAGA)

Hankos pour le marché asiatique

Quoique les dispositions des lois nationales et internationales interdisent de tuer ces animaux, la faible application de la loi n’a pas réellement modifié la donne. En conséquence, la chasse et le commerce d’espèces protégées pour leur viande, trophées, ivoire, peaux et pour les bébés capturés vivants se poursuivent souvent librement. En particulier, la demande asisatique d’ivoire demeure considérable, notamment pour la fourniture de hankos (tampon japonais), « baguettes », statuettes, bijoux,…

Répondant à cette demande, des réseaux criminels nationaux et internationaux organisent l’abattage d’éléphants ainsi que le commerce et le transport de leur ivoire.


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