Conservation Justice

Wildlife Law Enforcement in Central Africa

Some of the seized logs

http://en.gabonews.com/environment/items/national-action-plan-of-the-fight-against-illegal-logging.html (english)

http://www.gabonews.ga/actualites-reader/items/exploitation-forestiere-illegale-dans-lokano.html (Français)

The Government of Gabon adopted on 2nd May the PANEFI, or National Action Plan of the Fight Against Illegal Logging. Rapidly, as many cases of illegal forest exploitation were previously identified and documented by Forestry officials with the assistance of the project ALEFI (Support to the Fight against Illegal Logging) executed by Conservation Justice, several forest operators and their accomplices were arrested and locked behind bars. They will be sent to Justice and should be judged strictly.

Malaysian manager arrested by forestry agents

On 8th May the managers of two timber companies (SFAF and SFBT) were arrested together with their staff in the North of Gabon, Woleu-Ntem Province, Okano department. In total, fifteen suspects have been arrested and locked in the Judicial Police, among which the three company managers – two Malaysians and one Gabonese. The illegal timber exploiters have finally denounced corrupt Wildlife and Forestry officials, three among which were arrested and locked on Friday 10th May. The other officials are on the run! Illegal logging by other Chinese timber companies (HSIBG, KIBG and SZBG) has already been documented by project ALEFI in the same zone during February-March. The Chinese managers of the companies are fugitives on the run, wanted by the authorities.

Close to 2,000 m³ of illegally logged timber have been seized on 8th May by these companies that operate without an exploitation title, using a permit number given for an exploitation area more than 100 km away. This represents half a million of dollars, and this is only the logs in the timber parks of 2 local illegal loggers when they are still many more, and it is a fraction of the timber that has already been shipped out by them.

Arrested delinquents in Police station

The PANEFI adopted by the government of Gabon and the ALEFI project executed by the Ministry of Forestry and Conservation Justice are two innovative tools that demonstrated their effectiveness. They constitute a concrete mean to fight illegal logging through investigations, arrest operations and strict legal follow up of the prosecution thanks to the assistance to/of the forces of law and order and the justice system to the Ministry of Forestry.

http://www.gabonews.ga/actualites-reader/items/un-trafiquant-divoire-sous-les-verrous.html

In December 2012, forestry officials, WWF and Conservation Justice with the support of the Woleu-Ntem state counsel, organised a series of operations to fight ivory trafficking. The arrest on the 24th of December, unfortunately ended badly for the conservationists who had in front of them, well organised criminals and a jurist from Conservation Justice was shot and wounded.

After 4 months on the run, on the 14th of April, the trafficker/poacher, Nze Mbira, who is a member of the implicated network and who works with the poacher who opened fired, was arrested. As he had wished shortly after the incident, the jurist from Conservation Justice could finally resume work after two months of convalescence. Today he says “nature has done its work, this is just starting and I am happy that the arrest of those responsible for my accident has started”. The President of Conservation Justice equally explains that “the most important thing first is the recovery of our jurist and we can only congratulate him for supporting the authorities for a case that concerned him in two fronts. It is justice and we hope that the poacher who opened fire on him shall be quickly arrested. I think that, unfortunately, the law is not always applied as it should and this could be a serious threat in many ways”.

Finally, it should be recalled that, the Gabonese law provides maximum penalties of only 6 months in cases of wildlife trafficking as against 3 years in Cameroon and 5 years in Congo.

In the present case, it is evident that the arrested trafficker faces a lot, – ivory trafficking and also complicity in a murder attempt, failure to provide help to a person in danger and escape. Efforts by the government to fight against trafficking are evident and confirmed by present results but they should be strengthened.

We should equally underline that thanks to the support of Conservation Justice, the Judicial Police and the state counsel’s chambers have done new arrests. Thus, Effaga Nkoume, Michel, Zouana Monique and a Haoussa ivory buyer called Amadou Djama, were arrested and sent to the court in Oyem for ivory trafficking. Two ivory tusks were recovered with one buried in the garden of the Haoussa.

6 months for ivory traffickers

One of the last cases initiated by Conservation Justice with Judicial Poçlice and Forestry officials, in January 2013. Three people sentenced, included an officer : 6 months in jail (maximum in Gabon unfortunately), and possible additional sentences for corruption, trafic of amunitions…But already six months now !

http://en.gabonews.com/environment/items/ivory-trade-gang-gets-six-months-in-prison.html

http://www.gabonews.ga/actualites-reader/items/lutte-contre-le-braconnage-trois-personnes-condamnees-a-six-mois-de-prison.html

Le procès très attendu du lieutenant de gendarmerie, Jean-Jacques, et de ses deux compères, Nzoutsi Kery Christian et Mavoumbi Moussavou Jean G, arrêtés le 27 janvier dernier à Tchibanga pour trafic d’ivoire et abattage d’espèces intégralement protégées, a eu lieu le jeudi 21 mars à la chambre correctionnelle du Tribunal de Première Instance de cette localité. Les prévenus étaient poursuivis pour chasse, détention et transport de pointes d’ivoire (50 kg !), infractions punies par l’article 275 du code forestier. Ils ont tous reconnus les faits.

La peine maximale qu’ils risquent est de six mois de prison ferme et 10.000.000 d’amendes, mais ils peuvent encore être jugés pour d’autres faits : corruption et trafic d’influence ainsi que trafic de munitions.

Le fait qu’un officier de gendarmerie comparaisse n’est pas anodin. C’est évidemment attristant, mais cela montre aussi une volonté de lutter contre l’impunité. Espérons donc que les peines seront à la hauteur des délits. Les tentatives et actes de trafic d’influence et de corruption sont inévitables en raison des sommes importantes en jeu, et ce malgré les efforts des autorités. Lutter contre ce triste constat doit devenir le combat de chacun.

La surprise dans cette affaire est venue du rejet de la plainte avec constitution de partie civile des eaux et forêts par le tribunal. En effet, au terme de l’article 19 du décret n°162/PR/MEF du 19 janvier 2011, cette administration peut demander réparation en tant que partie civile dans un procès. C’est fort de cela que la direction provinciale des eaux et forêts avait déposé une plainte avec constitution de partie civile. Malgré les efforts énergiques de l’avocate défendant ce dossier pour les eaux et forêts, le Président du Tribunal a estimé que cette constitution de partie civile n’était pas valable, ce qui constitue une première.

Après des échanges animés, le procès a continué avec le seul Ministère Public pour poursuivant. Le délibéré a été programmé pour le 4 avril 2013 prochain.

Dans tous les cas, cette affaire suscite déjà l’émoi en raison de la présence d’un officier de gendarmerie devant la barre et du refus de plainte des eaux et forêts par le Tribunal. Ceci diminue l’action des eaux et forêts en matière de lutte contre le trafic d’ivoire, car ils auraient pu demander dédommagement et renforcer ainsi la procédure grâce à leur avocat.

http://www.gabonews.ga/actualites-reader/items/un-officier-de-gendarme-a-la-barre-pour-trafic-divoire-a-tchibanga.html

Un mois après une opération menée à Tchibanga par la Police Judiciaire grâce aux informations transmises par le projet AALF (Appui à l’Application de la Loi sur la Faune), partenariat entre le Ministère des Eaux et Forêts et l’ONG Conservation Justice, une deuxième opération a eu lieu. Un influent  réseau  des trafiquants d’ivoire a été démantelé à Moabi le 27 Février 2013.

Lors d’une transaction nocturne, l’arrestation de deux membres du réseau (NZIENGUI Eric Cabreyl et NGUIMBI Rudy Taylor) a pu être assurée. Leur chef, NGUIMBI KOUMBA Arcade dit Taylor, a malheureusement pris la fuite connaissant les risques encourus. Ce notable d’apparence crédible de la localité, d’une cinquantaine d’années révolues, était en effet à la tête d’un trafic d’ivoire bien organisé. Ses éléments ont été arrêtés avec six (6) pointes d’ivoire de plus de 35 kilogrammes.

Après le déferrement des deux membres du réseau à Tchibanga et leur mise en détention à la prison centrale de Tchibanga le 04 du mois de mars, il était évidemment question d’arrêter la tête du réseau.

Sept jours après l’arrestation de ses complices, et sous la pression familiale et des autorités, le notable en question décide de se rendre à la Direction Provinciale des Eaux et Forets le 07 Mars 2013. Il est à son tour entendu et placé à garde à vue dans les locaux de la Police Judiciaire de Tchibanga. Il sera  présenté au Parquet et déféré à la prison centrale de Tchibanga le lendemain, en attendant que la Justice décide de son sors. Après l’arrestation d’un lieutenant de gendarmerie en janvier à Tchibanga, du sous-préfet de Bolossoville, c’est maintenant un notable politique d’une localité qui fait les frais de ce type de trafic illégal.

http://www.gabonews.ga/actualites-reader/items/demantelement-dun-reseau-de-trafic-divoire-a-moabi.html

Une autorité Gabonaise déjà suspectée d’être impliquée dans le trafic illégal d’ivoire a admis à la Police Judiciaire samedi dernier être à la tête d’un des réseaux de trafic d’ivoire les plus actifs du pays. Il s’agit de la conclusion d’une opération qui a conduit à l’arrestation de treize individus en trois semaines.

Selon des sources proches de l’enquête, le sous-préfet de Bolossoville au Nord du Gabon, Athanase Edou Mebiame, a expliqué à la police samedi 2 mars qu’il fournissait armes, munitions et nutrition aux braconniers et qu’il transportait l’ivoire jusqu’au Cameroun avec son véhicule de fonction. Il a avoué ses crimes : « j’avais remis des cartouches 458 pour qu’il chasse, il a ramené des ivoires qu’il a vendus. Et il m’a remis une somme entre 500 et 700 milles. J’utilise ma voiture de service Mazda BT 50 pour transporter l’ivoire », ajouta la source.

L’opération, qui commença le 12 février, conduisit à la saisie de 24 défenses d’éléphant, délit punissable de six mois de prison et d’une amende allant jusqu’à 10.000.000 Fcfa (20.000 US Dollars), de deux carabines .458 et d’un fusil de calibre 12, délit punissable jusqu’à trois ans de prison et d’une amende de 500.000 Fcfa (1.000 US dollars).

Luc Mathot, Président de l’ONG Conservation Justice qui enquête sur la criminalité faunique explique que Sieur Athanase Edou Mebiane, qui avait déjà été interpellé par les eaux et forêts en décembre 2012, devrait également être accusé de corruption, ce qui est punissable jusqu’à 10 ans de prison.

“Le fait qu’une autorité officielles est impliquée dans le trafic d’ivoire montre l’importance de la corruption dans le trafic d’ivoire, qui pille le Gabon de son héritage naturel”, dit-il.

“C’est une opportunité pour le Gabon de montrer au Monde et à tous ceux impliqués dans le braconnage d’éléphant et le trafic illégal de faune sa détermination dans l’élimination de cette activité », ajouta-t-il.

L’augmentation de la demande et du prix de l’ivoire – particulièrement en Asie du Sud-Est – conduit à une épidémie du braconnage d’éléphant sur tout le continent, et en particulier en Afrique centrale, où les populations d’éléphants auraient diminué de 62% en 10 ans.

Gabon, le dernier bastion des éléphants de forêts d’Afrique, a également été frappé durement, perdant une estimation de 11.000 éléphants dans le Parc National de Minkebe entre 2004 et 2012.

“Bien que la réduction globale de la demande d’ivoire est la clef pour sauver les éléphants de forêts d’Afrique, les Gouvernements de la Région doivent faire plus pour sauver cette espèce”, explique Bas Huijbregts, chef de la branche d’Afrique centrale pour la campagne du WWF contre le braconnage et le trafic illégal de faune.

“Après l’incinération publique de son stock d’ivoire l’année passée et ses décisions pour interdire la vente d’armes et de munitions pour la grande chasse, la Gabon a démontré son leadership dans le combat dans la lutte contre le trafic d’ivoire en Afrique centrale”.

“Cela peut continuer par la condamnation de ceux impliqués dans cette activité criminelle – en commençant par Sieur Athanase Edou Mebiame – jusqu’à l’application de la loi dans toute son étendue”, ajouta Huijbregts.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/03/04/97001-20130304FILWWW00340-des-trafiquants-presumes-d-ivoire-arretes.php

http://www.romandie.com/news/n/_Gabon_arrestation_de_trafiquants_d_ivoire_presumes_dont_un__sous_prefet92040320131517.asp

http://www.agpgabon.ga/spip.php?article3427

http://naturealerte.blogspot.com/2013/03/04032013gabon-arrestation-de.html

http://gabonreview.com/blog/trafic-divoire-arrestation-dun-sous-prefet-fournisseur-darmes-et-de-munitions/

Grâce à une première arrestation de 4 trafiquants d’ivoire avec 12 défenses le 12 février par la Police d’Oyem, une enquête a été initiée par la Police Judiciaire avec l’appui de Conservation Justice et du WWF. Au total, 11 personnes additionnelles impliquées dans le trafic d’ivoire vont être arrêtées dans la Province du Woleu-Ntem du 12 au 28 février. La dernière opération menée le 28 février a permis d’arrêter 3 braconniers d’éléphants avec huit défenses pesant 22 kg et trois carabines. Les enquêtes se poursuivent et d’autres arrestations sont à prévoir en mars, en espérant atteindre le big fish derrière ce réseau organisé. L’implication et l’efficacité de la Police Judiciaire sont à souligner positivement.

Dans le Sud du pays, Conservation Justice a également initié une opération avec les eaux et forêts et l’appui logistique de l’association PROGRAM et du WWF le 27 février et ayant conduit à l’arrestation de deux trafiquants et à la saisie de 6 défenses totalisant 35 kg.

Toutes les personnes arrêtées demeurent en garde à vue ou ont déjà été déferrées au tribunal en attente de leur jugement.

Conférence de presse

Une conférence de presse organisée par le WWF et à laquelle Conservation Justice a été invité, vis-à-vis de la pétition en cours en vue de renforcer la loi et interdire la vente d’ivoire en Thaïlande :

http://en.gabonews.com/headlines-reader-en/items/wwf-gabon-and-conservation-justice-petition-thai-prime-minister.html
http://gabonreview.com/blog/le-wwf-au-chevet-des-elephants-dafrique-centrale/

Alors que le braconnage « industriel » d’éléphants à Minkebe existe depuis de longues années, c’est aujourd’hui que les médias et autorités en prennent l’ampleur :

Agence Nationale des Parcs Nationaux - Gabon

http://www.africa1.com/spip.php?article29713
http://www.koaci.com/articles-80076
http://www.20minutes.fr/article/1096901/gabon-nouveau-repaire-braconniers-elephants
http://news.fr.msn.com/ecologie/le-gabon-nouveau-repaire-du-braconnage-d%C3%A9l%C3%A9phants
http://legabonemergent.nordblogs.com/archive/2013/02/06/11-000-elephants-tues-dans-le-parc-national-de-minkebe.html

http://www.youtube.com/watch?v=N32wGltaQi0


© 2013 Conservation Justice